Publié le 19/06/2026
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  • Économie sociale et solidaire (ESS)
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La Stëmm vun der Strooss met le travail au service de la santé

La Stëmm vun der Strooss a pour mission de favoriser l’intégration sociale et professionnelle de personnes défavorisées. Alexandra Oxacelay, directrice, explique en quoi cette association luxembourgeoise adapte le travail qu’elle propose à leurs situations.

La Stëmm vun der Strooss a pour mission de favoriser l’intégration sociale et professionnelle de personnes défavorisées. Alexandra Oxacelay, directrice, explique en quoi cette association luxembourgeoise adapte le travail qu’elle propose à leurs situations.

Quels sont les problèmes de santé auxquels font face les personnes à qui vous offrez un emploi ?

 

Dans nos ateliers, nous employons des personnes qui souffrent de dépendance, qui ont des problèmes physiques liés à leur ancienne activité professionnelle ou encore à leur âge. En tout cas, elles ne peuvent plus trouver d’emploi sur le marché du travail « classique ».

La Stëmm propose un deuxième marché, parallèle au premier, pour ces personnes défavorisées et malades, qui n’arrivent plus à répondre aux normes, de plus en plus strictes, imposées par la société. Pour les réinsérer professionnellement, nous leur proposons un poste dans l’un de nos cinq ateliers, où ils sont encadrés par des travailleurs sociaux de notre asbl.

 

Quelles sont les particularités de ces emplois proposés par la Stëmm ?

 

Sur le premier marché du travail, on définira le profil recherché par rapport au résultat qu’on veut atteindre, et il sera souvent – ou toujours – question de productivité. Alors que chez nous, l’objectif n’est pas de produire, mais de faire travailler un maximum de personnes pendant un maximum de temps. Nous cherchons donc le poste le plus adapté à la personne en face de nous pour ne pas la mettre dans une situation de stress, ce qui pourrait aggraver ou déclencher une maladie.

 

Nos employés en réinsertion professionnelle sont encadrés par des assistants et des éducateurs sociaux, qui sont à l’écoute de leurs besoins. Si au bout d’un certain temps, une personne a besoin de changer de poste car celui qu’elle occupe ne convient plus, on va la réorienter. Le fait d’avoir plusieurs ateliers, et donc une grande diversité de métiers, permet cette adaptabilité.

 

En quoi l’accès à un emploi adapté permet d’améliorer la santé globale des personnes défavorisées ?

 

Nous essayons déjà de stabiliser l’état des personnes que nous accueillons, car certaines sont réellement en danger. Si on y arrive, c’est une première victoire. Cela passe par leur offrir de bonnes conditions de travail, qui ne vont pas aggraver leur maladie. Nous faisons de la sensibilisation quant à leur bien-être physique, mais aussi mental – la Stëmm est d’ailleurs conventionnée par le ministère de la Santé.

« Travailler à la Stëmm représente la dernière solution pour ceux et celles que nous accueillons, leur dernière chance de trouver un travail.

Alexandra Oxacelay, directrice de la Stëmm vun der Strooss

 

Plus largement, le but est de leur donner les clés pour qu’elles s’en sortent. Il faut que ces gens se rendent compte que leur santé a une valeur, qu’ils ont une place dans la société.

 

Propos recueillis par Léna Fernandes
Photos : © Picto

Extrait du dossier du mois « Principes actifs »